Vincent d'Indy était issu d'une famille de noblesse ardéchoise, originaire du Vivarais. Son ancêtre protestant Isaïe d'Indy, mousquetaire du roi, s'était converti au catholicisme sous Louis XIV.

Il fut élève de César Franck au Conservatoire de Paris. Devenu professeur réputé et théoricien, il publia un traité, le Cours de composition ainsi que diverses biographies (Beethoven, Franck, etc.).

Artiste marquant de son époque, il a fondé, en 1894, avec Charles Bordes et Alexandre Guilmant, la Schola Cantorum. Initialement créée pour l’étude de la musique religieuse, cette école de musique devint une école supérieure d’enseignement musical.

Il compta parmi ses élèves Leevi Madetoja, Erik Satie, Déodat de Séverac, Isaac Albéniz, René de Castéra, Guy de Lioncourt, Albert Roussel, Paul Le Flem,Arthur Honegger, Edgard Varèse, Darius Milhaud et Antoine Mariotte.

Il se maria avec Isabelle de Pampelonne, sa cousine germaine, en 1875.

Il fut l'artisan principal, sous le label Ars gallica de la Société nationale de musique, de la création de la Jeune École française de musique. Vincent d'Indy se fit connaître par son activité dans cette société, mais plus encore par la reconnaissance que lui valurent Le Chant de la Cloche (1884) puis la Symphonie sur un chant montagnard français (1886), qui compte parmi les grandes pages symphoniques de son époque. L'Affaire Dreyfus provoqua son engagement dans La Ligue de la patrie française. Cela ne l'empêcha guère d'accueillir plusieurs élèves juifs, tels Roland-Manuel, au sein de la Schola Cantorum, ni d'éditer les œuvres de Salomon Rossi. La Légende de Saint-Christophe, que l'on peut considérer comme un drame lyrique symboliste, contient des attaques contre la judaïté, la franc-maçonnerie, le socialisme révolutionnaire (allusions surtout notables dans la mise en scène de 1920, où cette œuvre fut créée).  L'essentiel de la pensée musicale de d'Indy se trouve surtout dans le Traité de composition (dont il ne rédigea pas la totalité lui-même), qui forma plusieurs générations de musiciens, tel Marcel Mihalovici, et une conception originale de l'histoire de la langue musicale

L’art de Vincent d’Indy s’est largement fait connaître en Suisse, en Russie et aux États-Unis, notamment à travers des voyages, concerts, articles musicologiques et critiques. Admirateur de son génie orchestral, Claude Debussy saluait « la hardiesse tranquille de Vincent d'Indy à aller plus loin que lui-même. »
Depuis son enfance, Vincent d'Indy fut emmené à chaque été, pendant les vacances, dans la demeure familiale de Chabret, près de Valence (Ardèche, France).C’est Vincent d’Indy qui élabora les plans du château des Faugs (sur la commune de Boffres), grande demeure familiale pour les vacances et le repos (lieu de villégiature privilégié de 1890 — date d’achèvement de sa construction — à 1917, avant qu’il ne préfère la Méditerranée avec Saint-Raphaël).

La Suisse ne fut jamais sa destination principale, mais un « détour pratique » lors de ses multiples déplacements en Italie, Allemagne ou dans les pays de l’Est (rappelons que d’Indy était un partisan de la musique de Wagner et de la Tétralogie, qu’il a rencontré Brahms, Liszt et Wagner en personneEn 1896, d’Indy dirige plusieurs concerts à Montreux. Mais c’est à partir de l’été 1902 que Vincent d’Indy fera vraiment connaissance avec la Suisse. On en a gardé un témoignage. Dans une lettre à Auguste Sérieyx du 23 août (écrite aux Faugs), d’Indy dépeint son voyage à Genève. Il admire le Mont Blanc mais s’indigne des musiques marchandes, tromperies et « manifestes saletés ».

Principales oeuvres

Musique orchestrale :
Diptyque méditerranéenIstarJour d'été sur la montagneLa forêt enchantée

Musique de chambre :
Helvetia, pour piano 3 Quatuors à cordesQuatuor avec pianoQuintette avec pianoSextuorSonate pour piano

Musique vocale :
Le Chant de la cloche Chansons et arrangements de chansons populaires Opéras :

Attendez-moi sous l'ormeLe Rêve de CinyrasFervaal (1897) L'Étranger (1903) La Légende de Saint-Christophe (1920)

Square Vincent d'Indy
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